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LE CACTUS

Qu'est ce que c'est ?

Signification du mot cactus

Cactus, famille comprenant deux mille espèces de plantes charnues et épineuses, originaires d'Amérique et présentes aussi en Australie, en Afrique et dans la région méditerranéenne. La plupart des espèces sont adaptées aux climats arides. Les fruits (figues de Barbarie, par exemple) représentent une source de nourriture et de boisson. Leurs formes curieuses, et le peu de soins qu'ils nécessitent, les ont rendus très populaires comme plantes d'intérieur, ce qui constitue un danger pour certaines espèces.

La plante de cactus consiste généralement en tiges épineuses et en racines. Les feuilles sont presque absentes, ou présentes sous forme d'épines. Deux genres seulement ont des feuilles complètement formées. Les tiges sont habituellement gonflées et charnues, adaptées au stockage de l'eau (c’est pour cela qu’elles sont appelées «plantes succulentes »). Les racines forment des réseaux étendus situés en majorité près de la surface du sol, quelques rares plus profondes ayant essentiellement un rôle de fixation. Dans le désert, les individus sont généralement très espacés.

La famille des cactus comporte de trente à deux cent genres selon les auteurs. La majorité des genres sont cultivés pour des raisons ornementales, les petites espèces à croissance lente étant les plus appréciées.

Histoire du cactus

D’après le gisement de fossile de l’Utah, les géologues pensent que les cactus sont apparus dès l’éocène (groupe de terrains de la période tertiaires). Ils ont été pour la première fois découverts par les colons du nouveau monde (soit l’Amérique)et les gens se sont tout de suite penché sur l’aspect curieux de ces plantes(ce qui en a fait une passion). Au fil du temps les cactées s’y sont diversifiés, certains trouvés en Afrique et à Ceylan auraient été transportés par les oiseaux au cours de leurs migrations. Aujourd’hui ils vivent de partout, dans le désert, les steppes, le Mexique, le Brésil, Les États-Unis et même dans les régions de climat méditerranéen. On trouve des plantes succulentes dans pratiquement tous les supermarchés et jardinerie, ces plantes sont de qualités inégales dans la mesure où elles ne sont pas toujours convenablement traitées en fin de culture ; de plus les conditions de vente ne sont pas toujours très bonnes et elles sont aussi mal acclimaté.

 

PETIT PANORAMA DU MONDE DES SUCCULENTES

 

Remettons les choses à leur place! Bien que certaines soient comestibles, le terme de « succulentes »désigne, en langage scientifique, les plantes grasses, c’est à dire toutes les espèces qui possèdent des réserves de suc importantes dans leurs tiges ou dans leurs feuilles.

Ces réserves permettent aux succulentes de résister à la sécheresse pendant de nombreux mois, voire des années, sans aucun apport d’eau. La quantité d’eau incluse dans les cellules de stockage peut représenter plus de 90/o de la masse totale de la plante. Quand on tranche une plante succulente dont les réserves sont situées dans la tige, on ne peut pas observer de bois avec des stries concentriques, mais des cellules turgescentes, réparties tout autour d’un faisceau central de vaisseaux où circule la sève. Les tissus chlorophylliens verts sont situés juste sous l’épiderme

Par ailleurs, contrairement à ce qu’on pense parfois, le fait que les succulentes portent des épines ou non n’est pas le plus important, car certaines plantes épineuses ne sont pas des succulentes. Le critère principal pour les spécialistes consiste en la présence d’un métabolisme particulier, dit CAM (métabolisme acide des Crassulacées), qui permet à ce type de plantes de fixer le gaz carbonique pendant la nuit, à l’inverse des plantes ordinaires. Dans la journée, les stomates sont fermés et la photosynthèse s’effectue à partir des réserves de carbone constituées pendant la nuit. Ce métabolisme particulièrement économe en énergie, associé à une énorme capacité de stockage, est le secret de l’incroyable résistance de ce type de plantes.

Mais il faut bien se rendre compte que malgré toutes leurs qualités, les plantes succulentes ne peuvent survivre éternellement à une absence de pluie. Ce genre de plantes ne pousse donc pas dans les zones complètement désertiques On les rencontre dans les zones subdésertiques ou tempérées, où il pleut plus de 250 mm d’eau par an. L’habitat des cactus et des succulentes se caractérise par une saison sèche de longue durée, suivie d’une courte saison humide, période pendant laquelle les plantes poussent et constituent le maximum de réserves d’eau.

Il existe environ 12.000 espèces de plantes succulentes, réparties dans une trentaine de familles botaniques. Les cactus appartiennent exclusivement à la famille botanique des Cactacées, qui est remarquable par le fait que tous ses membres sont des plantes succulentes. Dans les autres familles cohabitent des plantes grasses et des mésophytes (plantes "normales").

 

LA FAMILLE DES CACTÉES OU CACTACÉES

Cette famille originaire d’Amérique compte environ 2.000 espèces. Elle présente la particularité de posséder des aréoles, sortes de coussinets duveteux sur lesquels sont implantées des épines. Les Cactées n’ont pas de feuille, sauf rares exceptions, et l’on suppose que les épines sont issues de la réduction des feuilles ou des bourgeons latéraux. Les aréoles sont des organes indépendants de l’épiderme de la plante, qui peuvent se détacher en laissant une cicatrice nette. Pendant longtemps, le terme d’aiguillon a prévalu pour qualifier les piquants des cactus, mais c’était une erreur. Les aiguillons, au sens botanique strict, sont issus de transformations de l’épiderme, mais ils ne sont pas des organes distincts que l’on peut détacher plus ou moins aisément. On doit donc bien parler d’épines pour les Cactées, et réserver le terme d’aiguillon pour les plantes succulentes autres que les Cactées.

La classification de la famille des Cactées est plutôt compliquée. De nombreux livres consacrés à cette famille abordent brièvement ce sujet polémique, mais rares sont les auteurs qui aient pu proposer une classification sous forme de monographie, car c’est un travail gigantesque, constamment remis en cause par de nouvelles découvertes.

1. Le groupe des Cereus (cierges en latin) comporte des espèces colonnaires (fig. A). En vieillissant, certaines espèces peuvent se ramifier (émettre des branches) lorsqu’elles atteignent une hauteur de tronc suffisante, qui peut être comprise entre 50 cm et plusieurs mètres, ce qui demande évidemment de longues années (fig. B). D’autres se divisent de la base plus ou moins vite, en formant des groupes ressemblant à des tuyaux d’orgues (fig. C), ou s’étalent sur le sol et poussent en s’éloignant de leur base (fig. O). Il existe aussi des cierges grimpants dans les forêts tropicales (fig. E).

2. Le groupe des Cactées globulaires est constitué de toutes les espèces plus ou moins sphériques. On peut distinguer les boules solitaires, qui ne produisent jamais de rejets (ou alors quand elles sont très âgées), sphériques ou légèrement aplaties (fig. F), celles qui poussent en amas de boules (fig. G), les plantes solitaires passant rapidement de l’état de sphère à celui de cylindre court (fig. H), enfin les espèces formant des touffes de cylindres courts (fig. 1). Les plantes de ce groupe représentent une des phases les plus évoluées de la famille.

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3. Le groupe des Opuntia ou oponces se caractérise par la présence simultanée de grands aiguillons et de glochides (épines minuscules regroupées en coussinets). Vus au microscope, les deux types d’épines révèlent une pointe en forme de harpon, alors que les autres Cactées sont munies d’aiguillons à pointe lisse. C’est ce qui explique la difficulté avec laquelle on les retire de la peau. Les Opuntia peuvent revêtir trois formes principales. La plus typique est la superposition d’articles aplatis, en forme de palettes ou de raquettes (fig. .1). Une autre forme très décorative est le buisson, constitué d’articles cylindriques très épineux, d’où les noms parfois employés de Cylindropuntia et Austrocylindropuntia (fig. K). Plus étonnant, certains oponces, tels que les Tephrocactus, ont évolué vers des formes plus ou moins sphériques (fig. G).

4. Les Cactées épiphytes à tiges plates (fig. L) ou retombantes (fig. M) vivent perchées dans les arbres des forêts tropicales d’Amérique Centrale, et tirent leur pitance du terreau de feuilles décomposées.

5. Le groupe des Pereskia comporte des espèces peu évoluées, c’est à dire des arbustes possédant à la fois des feuilles caduques et des aiguillons (fig. N). Ce sont les « ancêtres » de la famille.

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6. Les Cactées présentent parfois de curieuses anomalies de croissance, que l’on nomme « monstruosité » et « cristation ». Dans le premier cas, il s’agit d’une prolifération de têtes poussant en tous sens, ce qui donne au sujet une allure de rocher

tourmenté (fig. X). Les genres les plus concernés sont Cereus et Opuntia. La cristation est un phénomène mal expliqué qui fait pousser le bourgeon terminal dans le sens de la largeur. Les plantes atteintes prennent d’abord l’allure d’une crête, puis ondulent, et finissent par ressembler à des cervelles (fig. W). Toutes les Cactées colonnaires et globulaires, ainsi que les Opuntia cylindriques, peuvent être touchés par cette anomalie, qui reste cependant rare car elle ne peut être provoquée. On n’a pas encore trouvé de cristation pour toutes les espèces existantes.

 

LA FAMILLE DES EUPHORBIACÉES

Cette famille est très intéressante, car elle comporte près de 10.000 espèces, dont un millier de succulentes, pour la plupart africaines, réparties dans les genres Euphorbia, Monadenium, Synadenium, Pedilanthus et Jatropha. L’évolution convergente des Cactées et des euphorbes succulentes à des milliers de Km de distance a conduit à l’apparition de formes de plantes équivalentes. Les Euphorbia ne possèdent cependant pas d’aréoles, ni d’épines, mais sont souvent munies de pointes dures ou d’aiguillons. Elle contiennent, de plus, une sève toxique d’apparence laiteuse, le latex.

On trouve dans ce groupe beaucoup d’espèces arborescentes se ramifiant rapidement (fig. B) et de buissons épineux (fig. K). Madagascar abrite de nombreuses espèces épineuses et feuillues (fig.N). Il existe aussi quelques rares espèces sphériques (fig. F), cylindriques (fig. Fi), solitaires ou touffues (fig. G). Les Euphorbia sont parfois touchées par le phénomène de cristation formes les plus originales que peuvent prendre les membres de cette famille très polymorphe, on citera le caudex (fig.Y1), la « tête de Méduse » et le « corail ».(fig. W).

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LES AGAVACEES ET LES AL0ACEES

Ces deux familles de monocotylédones présentent des analogies morphologiques. Le genre Agave est le membre principal de la famille des Agavacées. Ces plantes sont originaires d’Amérique, mais ont été largement répandues dans le monde entier par l’homme. Les agaves se présentent sous forme de rosettes de feuilles pointues (fig. P). Les Sansevieria sont également classés dans cette famille, mais proviennent d’Afrique et d’Asie.

Trois genres d’Aloacées africaines sont très répandus en culture Aloe, Gastena et Hawoi-thia. Poussant également en rosettes de feuilles pointues, on confond souvent les Aloe avec les agaves. Les aloès sont un peu aux agaves ce que les euphorbes sont aux cactus des plantes qui, à distance, ont évolué de la même manière, mais qui restent bien distinctes d’un point de vue botanique.

 

LA FAMILLE DES CRASSULACÉES

On trouve dans cette famille des plantes de petite taille, dépourvues d’épines, à feuilles charnues, et de culture très facile Crassula, Caf yledon, Kalanchoe, Echeveria, Pachyphytum, Sedum, Sempervivum, Aeonium... De nombreuses espèces peuvent pousser en rosettes de feuilles plus ou moins arrondies (fig. Q), acaules ou bien montant en petits troncs (fig. R). Les autres possèdent des feuilles implantées par paires, supportées par des tiges robustes formant arbuste (fig. S), ou des tiges plus ou moins souples (fig. T), voire rampantes (fig. U). Ces deux derniers types se prêtent bien à la culture en suspension. Quelques rares espèces se cristent (fig. W).

 

LES AÏZOACÉES (M ESEMBRYANTHÉMACÉES)

Cette famille sud-africaine est comparable à la famille des Cactées, en ce sens qu elle n’est composée que de plantes succulentes. Elle se divise en trois formes principales. Les espèces buissonnantes et rampantes à forte végétation (fig. T & U) se recrutent parmi les « ficoïdes , Lampranthus, Delosperma, Mailephora et Oscularia principalement. Les espèces mimétiques ou « plantes-cailloux (fig. V2) sont des curiosités de la nature. Ces plantes miniatures, souvent enfouies dans le sable, résistant à de terribles sécheresses, ont pour nom Lithops, Argyroderma, Conophytum, Ophtalmophyllum. Le troisième groupe est composé d’espèces intermédiaires, poussant en touffes compactes (fig.V1) Faucaria, Pleiospilos, Cat-ruanthus, Glottiphyllum, etc. De nombreuses Aizoacées ont une floraison intéressante, mais aucune ne présente de cristation.

 

LES ASCLÉPIADACÉES

Deux groupes de plantes très différentes cohabitent dans cette famille. Le premier est composé des genres Stapelia, Caralluma, Huernia et d’autres genres plus rares. Il s’agit de plantes poussant en touffes basses, dépourvues de feuille et d’épine, dont les tiges présentent généralement quatre ou cinq côtes (fig. O). Leurs fleurs, très surprenantes, ont la forme d’étoiles à cinq branches, et sentent très mauvais. Il existe quelques espèces cristées.

Le deuxième groupe comprend des espèces aux tiges volubiles, des lianes dont les principaux représentants sont les Hoya, les Ceropegia et les Cynanchum.

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LES AUTRES FAMILLES

Les Broméliacées (Hechtia, Dyckia, Puya) ressemblent aux ananas. Leurs feuilles disposées en rosettes sont en général très coriaces et épineuses.

Les Composées ou Astéracées (Senecio, Othonna) sont des plantes non épineuses, d’apparence très variée. Les Portulacacées (Portulacaria, Anacampseros) ressemblent aux Crassulacées, mais leurs fleurs ne durent que quelques heures.

Les Apocynacées (Adenium, Pachypodium) ont des troncs renflés et des feuilles peu succulentes (fig.Y2). Ce type de plante est dit « pachycaule », le terme de « caudiciforme » désignant, quant à lui, les espèces dont seule la partie souterraine est renflée, et qui émettent des tiges volubiles, comme les Ipomoea de la famille des Convolvulacées ou les Testudinaria de la famille des Dioscoréacées (fig.Y1).

On trouve également des succulentes dans les Vitacées (Cissus, Cyphastemma), les Bombacacées (Adansonia, Bombax), les Géraniacées (Pelargonium, Sarcocaulon), les Labiées (Caleus), les Moracées (Dorstenia), les Pipéracées (Peperonia), les Passifloracées (Adenia) et beaucoup d’autres familles.

 

Le Substrat

voilà une étape importante à respecter pour bien cultiver les cactus, certaines personnes ne se posent pas de questions, ils préfèrent aller acheter de la terre pour cactus déjà prête à l'emplois, c'est une bonne solution, reste a choisir de la bonne qualité vendu avec une description de sa composition. Si par contre vous voulez fabriquer votre propre terre de cactus il suffit d'avoir les ingrédients que voici:

  1. du terreau: riche en matière organique; le terreau universel peur faire l'affaire.

  2. du sable: grossier de préférence pour favoriser le drainage et non-calcaire, on peut utiliser par exemple du sable extrait des carrières, du sable de constructions, etc.

  3. de la perlite: léger et poreux, elle permet d'aérer les substrats, éviter d'en mettre en quantité car elle retient facilement l'eau. On peut trouver de la perlite chez certains horticulteurs.

  4. de la pouzzolane: ça ressemble a du mâchefer, c'est un matériau idéal pour aéré et drainé les substrats. On peut la trouver dans les jardineries.

  5. du gravier et du granit: même chose que pour le sable, on peut en trouver dans des carrières, des rivières, etc.

  6. de la vermiculite: très léger et isolant, elle permet au substrat de respirer, on peut la trouver chez les grossistes en matériaux d'isolation.

  7. de l'argile expansée: très léger et poreux, ce sont des petites billes d'argile cuite, on peut facilement en trouver dans les jardineries.

  8. de la terre de jardin: argile, calcaire, himus, oligo-éléments; tous ces matériaux sont présents dans votre terre quel que soit la région ou vous habitez. Vous pouvez la mélanger avec votre substrat, vos plantes seront plus solides et plus résistantes à la sécheresse.

Pour ce qui conserne les doses, vous pouvez mettre dans un pot quelconque par exemple 2/5 de sable bien granuleux, 1/5de terreau accompagné d'un peu de tourbe blonde et de billes d'argiles concassées, 1/5 du reste c.à.d pouzzolane, vermiculite, perlite, gravier, d granit et 1/5 de terre de jardin.

Pour les expositions, les engrais, les traitements et les plantations en plein air, veuillez vous reporter à la page "les bons conseils" merci

 

      

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Ets.Kuentz Le monde des cactus( "le petit panorama du monde des plantes succulentes" est issu de son catalogue)